lundi 28 février 2011

Génération Y et valeurs éthiques

Un dirigeant d’un éditeur de logiciel ne soupçonnait pas l’impact de la mise en place de circuits de recyclage mis en place dans ses bureaux. Sa décision avait surtout été motivée par le coût inférieur de cette solution par rapport à une gestion de déchets classique. Or, plusieurs salariés ont cité dans leurs entretiens d’évaluation les valeurs éthiques et humaines de l’entreprise en s’appuyant sur le recyclage mis en place. Etant donné la difficulté pour ce chef d’entreprise de trouver les bons profils et de les garder, ce fut une bonne surprise.
Cette petite anecdote qui m’a été relatée par le fournisseur en question de la solution de recyclage est riche d’enseignement à plus d’un titre :

1- La seule rémunération n’est plus le seul critère de fidélisation notamment pour la génération Y plus sensibles aux valeurs éthiques.
2- Au delà des grandes résolutions du papier glacé, les salariés concernés par ces valeurs sont d’abord et avant tout convaincus par ce que l’entreprise fait concrètement dans leur environnement proche.
3- Il n’est pas nécessaire de vouloir révolutionner les pratiques ou amputer la trésorerie pour faire vivre ces valeurs. Une large palette d’initiatives simples à mettre en place et peu coûteuses sont à portée de main de la plupart des entreprises.


Antony Priou

mardi 25 janvier 2011

Vous avez dit management?

Quoi de plus banal que ce mot ? Usé jusqu’à la corde, assaisonné à toutes les sauces, vilipendé même, par les contempteurs de l’entreprise et de tout ce qui touche de près ou de loin à cette pieuvre à l’origine de tous les maux et troubles de notre société et de ses sujets… Il y a de quoi s’interroger en effet. On en parle beaucoup, on le loue parfois (ou pas), on l’observe réellement…rarement.

Au catalogue des formations d’un nombre impressionnant d’entreprises, petites ou grandes, à la une de nos magazines, ou même au JT de 20H, on est en droit de se dire qu’il occupe une place importante dans notre quotidien professionnel et que sa maîtrise par nos contemporains est à la hauteur de sa renommée et de sa fréquence dans les sujets de conversations et les médias. Il n’en est rien et les derniers exemples apportés par l’actualité socio-économique laisse songeur…

Il y a deux manières d’appréhender cette absence : s’en réjouir, car elle augure une perspective de développement des sociétés de conseil et de formation (dont nous faisons partie d’ailleurs) quasiment infinie : « On a du boulot pour 30 ans » me disait récemment un confrère. Ou s’en inquiéter, car elle serait, cette absence, un signal d’immaturité sur notre capacité à organiser dans nos univers professionnels, des relations humaines capables de stimuler et de construire notre propre réussite.

Alors, que penser ? Espoir de changer le monde avec une approche des relations au travail qui associent plaisir, motivation, dépassement et réalisation de soi ? Ou bien inquiétudes liées au poids des organisations, au stress de la productivité, au court termisme sans cesse plus présent et au moral des Français qui flanche ?

Tout bien pesé et, en dépit des constats inquiétants que nous pouvons faire sur le management incohérent voire destructeur que nous rencontrons parfois (souvent ?) en tant que consultants dans les entreprises, je crois qu’il est préférable de garder l’espoir. Même si c’est dur, même si les faits nous contredisent bien souvent, c’est quand même plus sympa de se dire qu’on a une chance d’aider nos clients à harmoniser leurs fonctionnements humains, à préserver cette idée que ce sont les hommes qui font les organisations et non l’inverse et à se réjouir d’entendre un de vos participants vous dire : « ça va mieux et je progresse ».

On se dit que finalement, ne serait-ce que pour une journée, ou une personne, le chemin fait ensemble apporte ce petit rayon de joie simple et partagée. C’est cool notre métier.

Denis Desilles